Les 6 péchés capitaux de la régimeuse – Partie 1 : L’envie

J’ai connu des tas de filles au régime : j’en côtoie dans la vie réelle, sur les réseaux sociaux et sur les blogs. Et j’ai remarqué que nous commettions toutes ou presque les mêmes petites erreurs : une série de péchés capitaux qui nous empêchent d’avancer, qui nous mettent dans des situations difficiles à gérer, qui nous font craquer. Je les ai analysé en connaissance de cause. Tout ce que je vais vous décrire ici, je l’ai vécu. Je les relate dans les situations que j’ai connues. Ce sont mes anecdotes, mes conseils, mes avis. Vous les écrire a été un véritable moment d’introspection parfois avec un peu de tristesse et de regret, souvent avec de l’humour. J’espère que vous en sourirez, que vous vous reconnaitrez peut-être.

6 péchés capitaux donc 6 parties. J’aurai pu faire un article plus condensé pour tout y mettre d’un coup, mais j’avais bien trop de choses à dire pour me censurer. Ouvrons la discussion et dites-moi ce que vous en avez pensé, comment vous gérez vos situations complexes et ce qui vous aide.

Partie 1 : L’envie

Ah les régimes, quelle belle invention Sois-mince et tais toin’a-t-on pas trouvé pour nous vendre des tas de bouquins, de magazines, de vidéos, d’abonnements, de produits d’alimentations de marques bien trop chers et identiques à d’autres (je pense par exemple aux flocons d’avoines Dukan …), de vêtements miracles et d’appareils de sport aux propriétés douteuses.

Au final, un bien bel objet markéting qui surfe sur la vague de mal-être présente chez les femmes. Un belle réussite commerciale quand on sait que les médias qui nous vendent l’utilité de cette panoplie de produits miracles participent du système qui a créé notre mal-être. Dans une société où il nous est insidieusement soufflé depuis des générations que le bonheur passe par la minceur, on nous vend aujourd’hui des kits à mincir. C’est plutôt bien trouvé. Et ça ne s’épuisera jamais à priori.

Une apologie de la minceur. Mais attention, pas la minceur saine qui correspond à nos morphologies, non pas celle-là ! On nous vend une minceur uniforme, une morphologie idéale qu’on devrait toute avoir. Rentrer du 38 voir du 36, avoir une taille marquée, un ventre plat, des fesses ni trop petites ni trop grosses, des seins justes assez rebondies et charnus pour tenir en place toute la vie, pas trop de hanche, ni trop d’épaule. Bref, on nous vend le corps de Barbie, sa morphologie en 8 et ses proportions revues et corrigées depuis des décennies ! Petites, on regardait des dessins animés avec des princesses toutes plus filiformes les unes que les autres. Et toutes ces princesses trouvaient leur prince charmant. Alors quoi ? Eh bien en grandissant, on a toutes cru qu’on devait ressembler à la poupée ou à la princesse. On a toutes cru que pour être heureuse, il fallait coller à ce modèle. Et puis à l’adolescence, on a commencé à acheter des magazines féminins qui viennent achever le travail de modélisation des femmes en devenir. On est bombardées de photos de femmes non plus minces mais maigres, zéro défaut puisque photoshopées et surmaquillées, présentant les mêmes courbes que nos chères princesses. Adultes, ce sont nos actrices préférées qui continuent à nous influencer. Elles se ressemblent toutes à peu de choses prêts. On ne parle pas de santé mais d’image. Et on a fait naître chez nous ce fameux sentiment : l’envie.

L’envie de ressembler à ces modèles, de porter les mêmes vêtements, de marcher pareil, de manger pareil, d’être foutue pareil. L’envie, c’est la comparaison et la comparaison, c’est le drame de nos vies. Être une femme, c’est avoir une image de princesse et pour avoir le château, le prince et la belle robe, il faut être comme ces modèles qu’on nous dépeint depuis notre tendre enfance. Même Marianne était bien foutue. Depuis le 18ème siècle, les femmes s’enferment dans des corsets trop serrés pour avoir une taille plus fine. La pression de la mode et des modèles qui nous sont vendus est telle que de nouvelles maladies naissent. Pire : des mouvements d’Ode à la maigreur fleurissent sur la toile et ailleurs. Des milliers de femmes sont aujourd’hui détraquées. Le stress d’un modèle soi-disant parfait pèse sur nos vies. Mais la perfection n’existe pas. On peut y tendre mais on ne l’aura pas. Et ces femmes présentées comme parfaites ne le sont pas plus que nous. Nos modèles ont des défauts bien cachés sous des couches de maquillages ou des retouches photos.

Et si on faisait la révolution ? Et si on décidait juste d’être comme on veut être ? Se correspondre à soi avant d’essayer de correspondre à un modèle. Être comme les autres, non. Être en forme, oui. Mais en forme en adéquation avec nous, nos envies, notre morphologie et notre santé. Je ne souhaite pas être plus mince pour ressembler à Kate Middletown ou Kate Moss (bien trop maigres à mon goût). Je veux être plus mince parce que je veux une harmonie de ma silhouette. Je n’aime pas mes grosses jambes et mes gros bras. Mais je ne veux pas peser 50 kilos toute mouillée parce que ce poids ne correspondrait pas à ma morphologie et que je ne veux pas ressembler à un squelette non plus. J’aime les formes proportionnées, j’aime la liberté de celles qui assument leur différence. Et je pense que c’est nécessaire.

Je veux mincir pour me sentir plus en forme, courir un marathon si je le veux et être pleine de possibilités. Je ne souhaite pas aspirer à un modèle que je trouve aujourd’hui dépassé. Et c’est ce dont on devrait avoir envie en premier. Penser à soi, à sa santé, à son bien-être. Pas l’envie de l’autre, mais l’envie de soi. Regardons nous franchement, toutes les femmes ne se ressemblent pas. Nous n’avons pas toutes les mêmes morphologies, nous n’avons pas toutes la même masse osseuse, nous n’avons pas toutes le même métabolisme.

Arrêtons de nous comparer entre nous et de nous créer des complexes qui n’ont pas lieu d’être. Certaines peuvent manger de la junk food toute la journée et ne pas prendre un gramme (ma petite sœur est comme ça, tiens). D’autres devront courir 10km tous les deux jours pour garder un poids qui leur plaise. Notre réalité, c’est la différence. Et la différence, c’est bien, c’est même mieux ! Si toutes les femmes étaient identiques, le monde serait tellement triste… Tu imagines toi une armée de femmes filiformes se déplaçant au pas dans la rue, mangeant les mêmes plats, s’habillant pareil ? Nous ne sommes pas toutes faites dans le même moule et il n’y a pas un moule meilleur qu’un autre même si c’est ce qu’on a voulu nous faire croire. Moi par exemple, je ne rentrai jamais dans un 36 à moins de me faire raboter les hanches parce que mon squelette est comme ça : il est large. Et alors ? Je devrai me sentir inférieure à celles qui le peuvent ? Bien sûr que non.

Vouloir ressembler à ce modèle uniforme est toxique en réalité. Il devient une obsession et quand on ne peut y arriver pour cause d’incompatibilité génétique, ça peut vite devenir le drame de toute une vie. Se comparer entre nous ne nous apporte rien, à part des complexes et un mal-être. Alors cessons de nous comparer. Regardons nous dans nos miroirs avec la plus grande sincérité et tendons à un objectif atteignable. Parce qu’on est aussi belle en 36 qu’en 42. Parce qu’on est différente et que c’est une richesse.

Parce qu’on est ce qu’on est !

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