Les 6 péchés capitaux de la régimeuse – Partie 2 : L’impatience

Après l’envie, il est temps de s’attaquer à un nouveau péché, sans doute l’un des plus handicapants : l’impatience ! Ma copine régimeuse : sache que telle ma petite poire sur son radeau cracotte, c’est une longue traversée qui t’attends …

Partie 2 : L’impatience

Poire et pagaie

Ça y est : tu sais ce à quoi tu veux tendre, tu as une idée du nombre de kilos que tu veux perdre et tu es motivée ?

Tu vas donc commencer à te mettre au « régime ». D’ailleurs, en passant, qu’on l’appelle « régime » ou « rééquilibrage alimentaire », il s’agit toujours d’un parcours du combattant avec une bonne dose de privation. Certes, dans le « rééquilibrage alimentaire » on te vend que tu ne te prive pas, mais que tu réapprends à manger.

Mais enfin si j’aime la junkfood et que je réapprends à manger des légumes (et à me passer de junkfood), à un moment donné, c’est bien que je suis dans un processus de privation. Pour moi, cette nouvelle appellation c’est juste du politiquement correct. Il est évident que le mot « régime » fait peur parce qu’il est souvent associé à une privation extrême, à une absence de plaisir, à un monde empli de contraintes et de souffrances. En fait, le régime fait penser à une dictature de l’alimentation où les crudités et les protéines gouvernent d’une main de fer. Et forcément, qui dit dictature dit mauvaise image. Mais un rééquilibrage alimentaire, c’est finalement pareil. On a bien une privation dans les deux cas.

Attention, il faut sortir de l’idée selon laquelle la privation est nécessairement malsaine. La privation, on la voit comme une prison. Mais, si tout le monde faisait tout ce qu’il voulait au quotidien, si personne ne se privait jamais, on vivrait dans un monde bien pire que le nôtre. On se prive quotidiennement : on se prive de quitter notre boulot trop mal payé et trop peu épanouissant ou de coller une gifle au malpoli qui dépasse sans vergogne dans la queue à la caisse du supermarché (parfois, tu te prive même de lui faire juste la remarque). Alors pourquoi ne pas se priver de certains aliments superflus ? Nos ancêtres ne bouffaient pas de mm&s, ils ne buvaient pas de coca, n’allaient pas au macdo ou au grec trois fois par semaines et ils ne s’en portaient pas plus mal (bon ok, ils n’avaient pas non plus de brosse à dent mais ça c’est autre chose).

A mon avis, on doit toutes admettre que mincir, c’est se priver : parce que savoir qu’une perte de poids en passe par là, c’est déjà être honnête avec soi-même. C’est cette honnêteté qui te permettra de bien vivre les restrictions dans la mesure où ce dont tu te se prive n’est pas essentiel à ta vie. Quand j’ai commencé mon régime, j’étais tentée par tout et n’importe quoi : même par des choses qui en temps normal ne m’auraient pas donné envie ! Pourquoi ? Parce que je vivais la privation comme une contrainte, qui du coup devenait une frustration, qui à son tour devenait une obsession. Et ma vie était un parcours du combattant comme vous le verrez quand je vous parlerai de la tentation. Mais aujourd’hui, je le vis bien parce que je me suis complètement désintoxiquée des trucs inutiles. Attention, j’aime toujours le chocolat (bah ouais, c’est trop bon le chocolat quoi). Mais je ne mange plus de bonbon usine à sucre par exemple.

C’est cette honnêteté qui te rendra patiente. Parce que oui, l’impatience est un vrai danger en ce qu’elle est une belle source de démotivation. Tu commences ton régime, tu fais attention, tu le vis au début comme une souffrance et tout ce que tu attends finalement, c’est le moment de la pesée qui te permettra de voir que tous tes efforts ont payé. Tu t’imagine déjà que tu as au moins perdu 3 kilos en 1 semaine tellement tu as mangé de carottes et de brocolis à la vapeur. Puis, tu monte sur ta balance et … Déception. : tu n’as perdu que 400g. Tu voulais perdre 10 kilos en un mois, tu comptais en perdre 3 dès la première semaine parce que tu as lu que les premiers kilos s’envolaient comme les cigognes en hiver. Mais perdre 3 kilos en une semaine demande de ne pas s’alimenter et de courir 3 heures tous les matins. Tenir une semaine dans ces conditions est tout bonnement impossible. Sache-le une bonne fois pour toute : pour qu’un régime soit efficace, il faut qu’il dure.

Oui, je sais : la durée, c’est chiant. Et le temps, tu ne l’as plus parce que tes petits kilos en trop te pourrissent la vie et focalisent toute ton attention. Du coup, tu te tournes vers les régimes miracles : Dukan, Soupe aux choux, Thonon, Régime citron, Régime ananas, etc. Tu les suis tous à la lettre. Ils te promettent des résultats en un battement de cil et c’est le rêve : la perspective de deux semaines de privation draconienne ne te fait pas peur parce qu’après tout tu peux bien tenir 2 semaines en serrant les dents pour des résultats maximums et un futur corps de bombe. Mais là, tu commets deux erreurs.

D’abord, ton impatience te cause une pression telle que tu vis dans l’expectative d’un résultat miracle qui n’arrivera sans doute pas. Du coup, quand les résultats ne sont pas au rendez-vous, c’est le coup de massue.

Ensuite, les privations sont telles qu’une fois le régime fini, tu reprends ton alimentation d’avant et tu zappe complètement la période de stabilisation. Du coup, si tôt le régime terminé : tu fonces te faire un cheesecake beurre de cacahuète et une énorme glace au chocolat. Tu te refais des restos en mode « don’t care » et au final tu reprends non pas 3 mais 4 kilos les deux semaines qui suivent. 2 semaines d’efforts pour rien parce que finalement, tu n’as pas changé un poil de ton alimentation. Tu es comme une ex-junkie qui, une fois sorti de sa cure désintox de deux semaines, replonge. Tu sais, c’est le fameux effet yoyo dont on nous rabats les oreilles ? En réalité, ton corps a été privé mais ta tête n’a pas été rééduquée. Tu n’as rien appris sur la nutrition et sitôt sortie du régime clé en main avec ses menu tout préparés, tu es complètement perdue.

Il n’y a pas de miracle dans la perte de poids. Si comme moi ton corps a toujours été en en-bon-point ou que tu as pris du poids sur le long terme et de manière importante, tu devras être toute ta vie au « régime ». Pas au régime stricte et chiant, mais tu devras toujours surveiller ton alimentation parce que tu sais que ton métabolisme est tout pourri. Donc autant ne pas se faire violence. Faire un régime sur la durée en attendant de petits résultats étape par étape en accompagnant ton alimentation d’exercices physiques, y’a que ça de vrai et de durable. Les petits kilos ne seront pas doublés une fois les écarts accumulés, et tu garderas de bonnes habitudes.

Ce que je vous dis n’est pas nouveau : tous les nutritionnistes le rabâchent depuis des siècles … Il n’empêche que c’est une erreur courante qu’on fait. Je l’ai faite moi-même à plusieurs reprises. Je croyais que mes kilos étaient une armure et qu’il suffisait que je descende du cheval de la mal bouffe pour que mon armure me quitte d’elle-même. Mais les chevalier ne doivent enlever leur armure que temporairement parce qu’un moment ou un autre, ils devront repartir au combat (c’est ça la vie de chevalier : pas de repos pour les braves). Et pour nous, mes chères régimeuses, c’est pareil. Une fois la bataille achevée, la guerre n’est pas terminée. Elle est juste plus simple à mener si on a mis en place les bonnes stratégies dès le départ.

Mon conseil : une perte de poids réaliste qui peut avoir un effet réel sur le long terme s’estime entre 500 et 700 g par semaine soit 2,8 kilos par mois. Gardez toujours ces chiffres en tête, ils aident à ne pas baisser les bras !

Alors patience les régimeuses. Les résultats finissent toujours par arriver, les efforts finissent toujours par payer. Mais parce qu’une perte de poids est un travail de longue haleine, ne cherchez pas à aller trop vite et ne vous fixez pas des objectifs inatteignables auquel cas c’est l’échec assuré !

Lire la partie 3 !

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