Les 6 péchés capitaux de la régimeuse – Partie 4 : La culpabilité

keep calm and stay focus

Le resto avec tes copines ne s’est pas déroulé comme tu le voulais ? Malgré toute ta volonté, ta concentration et ta projection en position de yoga, tu n’as pas réussi à tenir et tu as fini par céder à la tentation incarnée par ce fameux fondant au chocolat supplément crème chantilly ? Au moment de la dégustation, tu ressens une forme d’orgasme : ton cerveau libère des tas d’endorphines, tu prends du plaisir, tu savoures. Miam ! Tes papilles gustatives te disent merci, mais …

Partie 4 : La culpabilité

Oui, mais voilà. Une fois que tu as englouti ta dernière bouchée et que commence ta digestion, tu as des flashs teintés de culpabilité, des petites séquences de ta vie des dernières semaines défilent devant tes yeux tel un court-métrage anxiogène : toi en train de cracher tes poumons pendant tes premiers running, toi en train de suer comme un phoque durant ton premier entrainement de NTC, toi mangeant des courgettes vapeurs, toi sur ta balance affichant 800g de perdu, et enfin, toi mangeant ce fondant au chocolat délicieux et te léchant les babines avidement. Et là, c’est la fin. Tu sens une vague de culpabilité te submerger. Tu penses avec angoisse à ta balance. Tu vois déjà son regard accusateur et son rappel à l’ordre. Un plaisir éphémère gâché par le poids de la culpabilité.

Voilà comment nous sommes lorsque nous sommes au régime. Nous sommes tentées et parce que nous sommes humaines nous succombons parfois. Et au lieu de profiter de l’instant finalement, de ces rares moments de plaisir gustatif, nous culpabilisons. Culpabilité, stress, énervement, honte. Pourtant, il ne faudrait pas. C’est normal de succomber parfois, c’est normal aussi d’avoir envie de se faire un petit plaisir de temps en temps.

La plupart des nutritionnistes préconisent d’ailleurs ce qu’on appelle le « cheat meal » et que j’appelle moi « le repas plaisir » (parce que « to cheat » veut dire « tricher » et que je trouve cette appellation beaucoup trop culpabilisante…). Il s’agit d’un repas hebdomadaire ou bimensuel pendant lequel tu peux consommer tout ce que tu veux en quantité raisonnable (il ne s’agit pas non plus de participer à un concours de hot-dog ou de se tuer le bide dans un japonais à volonté) histoire de te faire plaisir et de te garder le moral. Et le moral, c’est sans doute le plus important dans un régime. Parce que comme nous l’avons dit, faire un régime est un travail de longue haleine. C’est une traversée de l’atlantique à la nage. Alors de temps en temps, il vaut mieux s’arrêter sur une petite île de la tentation et se faire plaisir plutôt que de craquer et d’abandonner la course en cours de route parce que c’est trop dur !

Mon conseil : Laissez-vous aller une fois de temps en temps sans vous sentir coupable. Profitez juste de cet instant qui vous permet de recharger vos batteries et de repartir plus forte dans votre combat contre les petits kilos.

Le tout est de reprendre le contrôle de son régime à la suite de son repas plaisir …

Il est vrai que je tombais très souvent dans ce piège : je me faisais mon petit repas plaisir et puis, le lendemain, j’oubliais complètement que j’étais au régime. Du coup, je reprenais une alimentation un poil trop grasse et pas du tout diététique. Je pense que j’étais comme une camée : dès que je reprenais une dose, je replongeais. C’est sans doute le cas lorsque finalement la volonté n’est pas là à 100%.

Tout le monde connais ça, je pense : tu crois être motivée, tu crois être prête à tout donner (i.e. avoir des courbatures et te sentir tiraillée par la faim) et finalement, tu n’as tellement pas intégré le fait que tu étais au régime que dès le premier jour, tu te fais un pain au chocolat parce que tu n’as même pas pensé à dire non lorsqu’on te l’a gentiment offert. Pas parce que tu étais trop tentée : juste parce que tu avais toi-même oublié que tu étais au régime.

Mon conseil : Je pense qu’il faut faire démarrer son régime par une phase d’adaptation, une préparation psychologique à la transition entre ton ancienne alimentation et la nouvelle. Histoire de l’intégrer, de s’en imprégner et de ne pas s’autopiéger.

En cours de régime, il faut garder à l’esprit que tu t’autorises un seul plaisir à un Instant T. Pas dix mais un seul de temps en temps. A cet instant, mets le mot régime et tout ce qui va avec dans un coin de ta tête et profites ! (mais ne pas l’oublies pas non plus).

Et puis, si à l’avenir tu as envie d’une petite douceur chocolatée, tu peux toujours faire un mini fondant au chocolat cœur châtaigne (voir la recette) 😉

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2 réflexions sur “Les 6 péchés capitaux de la régimeuse – Partie 4 : La culpabilité

  1. Ton com’ me parle beaucoup. J’ai parfaitement conscience d’être une sorte de « camée » à la nourriture et qu’il faut se rééduquer à manger autrement. Et le fait d’oublier d’être au régime, c’est un de mes grands défauts… Mais je travaille et je progresse sur le chemin de l’équilibre! Bonne journée

    Aimé par 1 personne

    • La nourriture est une drogue depuis que je suis enfant. Quand d’autres arrêtent de manger quand ils ne sont pas bien, moi je mangeais pour 4. Mon père m’a raconté qu’à l’âge de 6 ans, j’avais dévoré un poulet entier alors qu’il avait le dos tourné. Ça a été un problème très tôt. Et je crois que ça prend énormément de temps pour s’en départir.
      Merci pour ta réaction. C’est génial de pouvoir partager !

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