Les 6 péchés capitaux des régimeuses – Partie 6 : La flemme

pearpongVoici maintenant quelques semaines que j’ai commencé cette revue tantôt humoristique, tantôt mélancolique vous exposant ce que j’estime être les péchés capitaux des régimeuses. J’ai mis un certain temps avant de clore cette série parce que je suis une reine de la procrastination et parce qu’aussi j’avais la flemme. Je cherchais également une inspiration particulière. Et les nymphes que j’attendais n’ont finalement fait leur office qu’aujourd’hui.

Après l’envie, l’impatience, la tentation, la culpabilité et la frustration, voici venu le dernier péché capital : la flemme. C’est peut-être aussi le votre. Si tel est le cas, n’ayez crainte : nous sommes nombreuses dans ce cas. Du moins, je l’espère.

Les 6 péchés capitaux des régimeuses – Partie 6 : La flemme

Il était une fois un matin de temps de en temps où vivre est une épreuve. Le réveil sonne et commence alors une journée que tu n’es pas prête d’oublier : il te faut 10 minutes pour comprendre que tu dois te lever, 10 nouvelles minutes pour ouvrir ton premier œil et malgré toute l’énergie que tu mets à ouvrir le second, il s’y refuse. Tu te concentres donc autant que possible pour forcer le récalcitrant à coopérer et tu te brûles la rétine au passage tant ton œil n’était pas prêt psychologiquement à vivre cette épreuve. Même si le beau temps te met généralement en joie, aujourd’hui le soleil n’est pas ton ami.

Oui, tu es crevée. Tu te lève de ton lit à moitié en rampant, tu te glisses sans grâce dans tes pantoufles. Assise sur le lit, il te faut lutter encore avant de trouver la force nécessaire pour pousser sur tes jambes et te lever. Tu te traines telle une loque ne serait-ce que pour atteindre la cuisine et faire ton café. Tu confonds le placard et le frigo : tu ranges le lait au chaud et le café au froid. Tu programmes un temps de chauffe bien trop élevé sur ton micro-onde. Du coup, tu te brûles les doigts quand tu récupères ta tasse, tu la lâche par réflexe, elle se casse à tes pieds et t’éclabousse d’eau bouillante. Tu as juste envie de fuir ce monde cruel et de te réfugier sous la couette pour oublier et rejoindre le pays des rêves où tu es une princesse élégante et pleine d’énergie ; pas une vieille sorcière avec les cheveux ébouriffés, des doigts crochus, et une verrue sur le nez.

Tu te mets à penser que si tu as déjà du mal à réaliser les tâches minimums de ta matinée, tu auras bien des difficultés à faire ton entrainement de sport. Tu avales les gorgées de ton café en te montant un film de ton entrainement futur : d’avance, tu penses à ta gorge qui va te brûler quand tu seras à bout de souffle, tes cuisses qui seront épuisées après 3 burpees et ton impossibilité à porter ton corps pendant tes pompes. Tu secoues la tête : « Non, ce matin je ne pourrai pas ». Tu n’as pas la foi, tu as déjà du mal à lever ta tasse vers ta bouche et à garder les yeux ouverts. Il y a des matins comme ça où vivre est une douleur de tous les instants.

Tu commences donc à te dire que tu vas sauter ton entrainement, le reporter au lendemain matin parce que là, tu connais une flemme monumentale. Ton deuxième ennemi pointe alors le bout de son nez crochu : la procrastination. Tu te rassures en mettant ton plan sur pied : le lendemain matin sera une journée idéale et tu seras pleine d’énergie pour affronter ton entrainement. Mais tu te fourvoies parce qu’en ce moment, tous tes matins ressemblent à celui-là.

Tu prends donc cette décision, mais dans la seconde qui suit, tu commences à culpabiliser : « Si je ne fais pas mon sport, si je commence à me laisser aller à dormir, je ne remplirai pas mes objectifs ». S’ensuit une demie heure d’hésitation : « Je suis morte, je serai en pleine agonie si je fais mon sport. Mais, si je ne le fais pas, je vais m’en vouloir. Je commence déjà à m’en vouloir. Je dois me forcer. Ouais, mais la flemme putain. ». Tu décides quand même de lutter contre ta flemme et tu te mets en tenue de sport. Tu penses que tu feras sans doute un entrainement moins long parce que franchement tu n’as pas la force. Tu commences ton échauffement. Il est une souffrance. Tu te force à continuer. Et au fur et à mesure de ton avancée, tu te trouve un peu plus motivée. Ça y est : la magie a opérée.

Si l’appétit vient en mangeant, la motivation vient en se bougeant.

Dans ces situations, mon conseil est donc de dépasser son manque d’énergie et de faire vaincre le mental. Il est vrai que tout est finalement une affaire de résistance psychologique. Et même si tout peut parfois sembler insurmontable, rien ne l’est en réalité. Il suffit de commencer et le plus dur est fait. Tout fonctionne comme ça.

Regardez moi par exemple. Je me suis levée ce matin à peu près comme je vous l’ai décris. J’ai fait tout à deux à l’heure à un point tel que j’avais moi-même envie de me mettre un coup de pieds au cul. J’ai petit déjeuner avec un objectif en tête : écrire la suite et la fin de mes péchés capitaux pour boucler la boucle. Mais, je n’avais pas d’inspiration et surtout pas d’énergie. Alors une fois mon thé au citron terminé, j’ai décidé de m’installer devant mon ordinateur même si connaissant le thème je ne savais pas quoi raconter. Et si au début, je tapais les mots très lentement en me disant que j’écrivais des des conneries, j’ai finis par trouver des idées et écrire à une vitesse normale jusqu’à maintenant où j’écris tel Speedy Gonzales tant j’ai une idée précise de ce que je veux vous raconter. Tant la flemme et le manque d’inspiration ont fait place à la motivation et à l’envie de partager.

Eh bien, pour le sport c’est pareil et pour la nourriture aussi. Regardes, il arrive parfois que tu sois épuisée après une journée de travail et que tu n’ai pas d’idées de ce que tu vas pouvoir te faire à manger. Tu serai tentée par un truc simple et généralement gras : tu n’as franchement pas envie d’éplucher des légumes et de te lancer dans des préparations longues et gouteuses. Et pourtant, après avoir buguée pendant 10 minutes devant les aliments dans ton frigo, tu commences à trouver la foi. Et tu t’étonnes à te lancer dans la préparation d’un plat complet à faire pâlir d’envie les plus grands chefs.

Encore une fois, la motivation vient en commençant. Même si commencer n’est pas vraiment le plus évident. Il faut se forcer juste ce qu’il faut pour passer ce premier palier et après, tout coule de source.

Et vous, êtes-vous envahie par cette flemme parfois ?

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2 réflexions sur “Les 6 péchés capitaux des régimeuses – Partie 6 : La flemme

  1. Je découvre ton blog à mon tour, et cet article tombe clairement A PIC ! Jessaie désespéremment de perdre un peu de poids avant l’été ! La motivation avant tout, c’est sur ! ❤

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    • Héhé ! Ouais, je crois qu’on est un peu toutes dans le même bateau à cette période de l’année (sauf certaines …). Alors motivons-nous et soutenons-nous. Il faut souffrir pour faire la nymphe sur la plage 🙂
      A bientôt ! 😉

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